Ce switch mental a changé mon physique
Du faire à l'être...
Il y a ce jour où on se réveille et on dresse un constat.
On ressent fort, au fond de nous, qu'on est en train de passer à côté de quelque chose.
Qu'une partie de notre potentiel n'est peut-être pas explorée comme elle devrait.
J'ai envie de vous partager quelques pistes qui me semblent assez logiques et assez douces pour commencer à mettre le nez dans la reconquête de soi.
Un mix de douceur mélangé à des efforts concrets.
Le problème, c'est rarement la méthode.
J'ai passé beaucoup de temps à essayer, avec une forme de culpabilité de ne pas obtenir de résultats suffisants.
Et aussi une forme de culpabilité qui me poussait à croire que je n'en faisais pas assez, que j'étais trop soft avec moi-même.
J'agissais probablement pour de mauvaises raisons. Des raisons qui n'étaient pas claires à l'époque.
C'était tourné vers l'extérieur. Ce qu'on allait penser de moi. Une forme de statut, de séduction, d'apparence externe.
Sauf que ce sont des motifs qui ne suffisent pas pour vraiment croire en ce qu'on fait.
C'est important de se raconter la bonne histoire quand on veut se transformer.
"Celui qui a un pourquoi peut supporter presque n'importe quel comment." — Nietzsche
Et la bonne histoire, pour moi, est arrivée le jour où j'ai appris que j'allais devenir papa.
Quelque chose s'est vraiment matérialisé dans ma tête ce jour-là.
C'était mon âme qui régissait plus mon esprit. Quelque chose de très profond.
Il fallait que je devienne cet homme. Pour pouvoir transmettre des valeurs qui me semblent importantes dans un monde qui veut nous priver d'être quelqu'un de capable, qui choisit en conscience, qui fait l'effort de s'interroger.
Transmettre cette vision de soi à ma fille.
Dès que ce point de départ a été réglé, j'ai commencé à moins gesticuler et plutôt agir concrètement.
J'ai commencé à avoir de vrais résultats.
Parce que je me suis attaqué à ma façon d'être, à ma façon de vivre, à ma façon de lire le monde.
Ça m'a permis de remettre en question une équation que je n'avais jamais questionnée : faire du sport égal transformer son corps. J'ai compris que c'était beaucoup plus large que ça.
Cette part de moi qui est mon ego voulait prouver des choses aux autre et le sport était parfait pour ça.
L'âme, en profondeur, voulait devenir quelque chose pour s'exprimer elle même.
Je passais dans ma lecture du monde depuis le faire vers l'être.
Quand on agit depuis l'être, on est beaucoup plus enclin à écouter ses besoins, ses intuitions, à faire des choix conscients.
Ça permet de construire une façon de vivre beaucoup plus soutenante et respectueuse de soi.
Pour moi ça commence clairement par retrouver son corps.
Ce que je mettrais en place si je repartais de zéro aujourd'hui
Manger assez de protéines
Les gens croient qu'ils mangent des protéines en ajoutant un ou deux œufs le matin.
C'est loin d'être suffisant.
Sans être dans des chiffres exorbitants réservés aux athlètes et bodybuilder, il faudrait consommer au moins 1,2 g de protéines par kilo de poids de corps.
Une bonne base pour que notre corps ait de quoi construire de la matière au lieu de se dégrader.
De plus, il est très facile de ne pas stocker de gras avec la consommation de ce macro-nutriment, contrairement aux autres.
Recaler son rythme de sommeil
Dormir vite ne veut pas dire bien dormir.
Bien dormir, c'est installer un rituel qui respecte ce qu'est le sommeil : de la récupération.
Pour commencer, se coucher à la même heure tous les soirs et se lever à plus ou moins la même heure tous les matins, avec une heure de décalage maximum.
Installer un rituel qui accompagne ce souhait conscient de prendre soin de soi.
En bref, expliquer à son corps avec un langage qu'il comprend, quand c'est le moment de dormir.
Faire de la musculation deux à trois fois par semaine
Deux fois au minimum. Trois fois de façon optimale.
Des mouvements qui englobent un maximum de muscles. Trois séries de 8 à 12 répétitions proches de l'échec.
Cumuler deux sessions par groupe musculaire par semaine.
Marcher au moins 7 000 pas par jour
En dessous de 7 000 pas, on sait que c'est dangereux pour la santé.
Petit à petit, commencer à remplacer ou cumuler ses pas avec des activités cardio comme le vélo, le rameur ou le footing, à condition de garder un rythme cardiaque relativement bas.
Ça contribue à construire des cellules efficaces, une bonne force cardiovasculaire, et à prévenir les maladies cellulaires.
Écouter ses émotions comme des indicateurs
Quand on rencontre une frustration, quelque chose qui nous énerve, une émotion forte : prendre le temps d'aller explorer ce que ça veut dire.
Cette émotion n'est pas quelque chose à ignorer, ni à subir complètement.
C'est un indicateur précis. Comme un thermostat qui nous dit quelle température il fait à l'intérieur de nous.
"Entre le stimulus et la réponse, il y a un espace. Dans cet espace réside notre pouvoir de choisir." — Viktor Frankl
À partir de là, chercher de quel besoin ça parle. Le nommer.
Déjà, ressentir une forme de soulagement d'avoir pris le temps d'écouter ce qui se joue en nous.
Ensuite, choisir une stratégie qui permet de répondre à ce besoin.
À force de maîtriser ça, on devient capable de se mettre à la place des autres dans nos interactions.
De développer une forme d'empathie mais aussi de se sentir considéré et soutenu.
Et ça rend la vie plus douce.