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Une nouvelle perspective pour reprendre le contrôle

L'autre jour, j'ai mis fin à 1 an et demi de douche froide. Chaque jour, je me levais à 5h15 et je me dirigeais vers la salle de bain avec appréhension.

À la place j'ai choisi de me lever, d'aller me préparer une chicorée dans la cuisine (j'évite le café au réveil pour laisser mes hormones faire leur travail) et de me recoucher pour lire un livre jusqu'au réveil de ma fille et au passage de profiter de ce moment magique de câlin au lit.

Il y a quelques semaines je n'aurais jamais accepté ça de moi. Je devais avoir une routine de guerrier alpha pour commencer ma journée en attaquant le monde.

Ça me fait penser à une discussion que j'ai eue avec Jérôme (un abonné) à la rentrée de septembre dernier. Il m'avait écrit hyper fier de lui : "Mec ça y est j'ai repris le contrôle : diète le soir, soupe, et 5 séances par semaine à la salle".

Mon pressentiment ne s'est pas fait attendre. Ça n'allait jamais tenir.

Je lui ai demandé quelques semaines plus tard où il en était. Je n'ai jamais eu de nouvelles. Je connais bien ça.

Parce que moi aussi je fais exactement la même chose.

Par périodes, je me fixe des objectifs trop gourmands. Après mon Triathlon L par exemple : 2 séances par jour, 5 fois par semaine.

Comment tenir ça avec un business, une fille de 3 ans et demi, un couple, des passions ? Impossible. Et quand l'échec tombe, mon estime de moi en prend un coup.

Quand j'ai lâché ce planning pour revenir à quelque chose de raisonnable, j'étais déçu. Mais c'est là que j'ai compris quelque chose d'essentiel :

- Mon alimentation saine était toujours là. Je sais quoi manger pour être fit et ne pas stocker de gras.
- Je bouge tous les jours que ce soit une séance de musculation, une sortie trail ou simplement de la marche en nature au-dessus de chez moi.
- Mon envie de prendre soin de moi : de mes émotions, de mon rythme est toujours là.

En fait, mon identité était déjà là, pas besoin d'en fabriquer une nouvelle. Je suis toujours sur le chemin de l'homme que je veux devenir. Toute cette base construite au fil des années est acquise. Je n'ai même plus à y penser.

Et quand je repense à ma façon de vivre dans le passé c'est incroyable ce que j'ai fait.

Nous sommes des hommes qui voulons être aux commandes de nos vies : souverains, responsables, conscients du chemin à parcourir.

Reprendre le contrôle, ce n'est pas notre capacité à tenir un programme exigeant (même s'il nous arrive de nous lancer des défis).

C'est avoir un noyau qui ne bouge pas, même quand tout le reste s'effondre.

Une base d'éléments non-négociables qui nous permettent d'être les hommes que nous voulons être. Cette base se construit avec le temps, l'expérimentation. Et elle est personnelle à chacun.

D'ailleurs, si vous voulez aller plus loin sur ce sujet, j'ai mis au point un guide de survie. Je vous y explique comment construire concrètement votre base non-négociable grâce à ma méthode PMV.

Nous acceptons que la vie est une gestion du chaos. L'échec n'est pas de ralentir pour s'adapter à notre contexte. L'échec, c'est d'avoir honte de le faire.

Alors je vous pose une question simple : c'est quoi votre base à vous ?

Cette base qui reste debout quand tout le reste s'écroule ? Celle qui vous permet de conserver votre dignité en continuant à prendre soin de vous dans les pires moments ?

Je termine avec cette citation de Sénèque tellement appropriée :

« La vie, ce n'est pas d'attendre que les orages passent, c'est d'apprendre comment danser sous la pluie. »

Il nous reste à apprendre à danser selon notre propre sensibilité.

Hugo